Les relations: au cœur de notre évolution

Pourquoi sommes-nous ici, si ce n’est pour expérimenter le bonheur que nous procure le fait d’être en relation? Si notre âme est venue au corps, et le corps à la vie, c’est dans le but d’évoluer. Et notre relation avec tout ce qui nous entoure est l’outil le plus fantastique qui soit mis à notre disposition pour accomplir cette tâche. À chaque instant, nous sommes entrain de créer, de connaître, de devenir et de faire l’expérience de qui nous sommes vraiment. Comment pourrions-nous nous connaître, si la relation n’existerait pas? Comment pourrions-nous démontrer notre générosité, notre amour et notre grandeur d’âme, s’il n’y avait personne avec qui partager nos attributs? Comment pourrions-nous savoir que nous sommes tout cela, s’il n’y avait pas l’autre? Voilà pourquoi les relations sont si importantes dans nos vies: elles nous permettent de créer et d’expérimenter notre véritable Soi, dans la matière.

Tout cela est bien beau en théorie me direz-vous. Et vous allez probablement poursuivre en me disant: «alors pourquoi autant de relations échouent»? Et vous aurez raison de me poser cette question. D’ailleurs, je me la suis posée dernièrement. Pourquoi dans ma vie, certaines des relations auxquelles je tenais le plus se sont si mal terminées? Si tout ce que nous avons à faire en relation, c’est de créer notre Soi, pourquoi il y a tant de relations qui finissent en queue de poisson? Pourquoi il y a autant de séparations qui finissent mal, d’amis qui en viennent à se détester, de parents qui repoussent leur enfant et de familles qui éclatent? Parce que nous passons notre temps à nous concentrer sur l’autre au lieu de nous concentrer sur notre Soi. «Qu’est-ce que l’autre va dire, comment il va réagir, qu’est-ce l’autre va faire, comment et avec qui il va le faire, etc…» Nous sommes tellement préoccupés par cet autre que nous oublions le but fondamental de la relation; ce que nous sommes, en rapport avec l’autre.

En réorientant notre point de mire sur nous-même, toute relation devient un temple sacré, un lieu où nous pouvons exprimer en toute authenticité notre Être fondamental. Mais nous devons rester vigilent: l’ego se sentira délaissé, attaqué et opprimé. Il reviendra donc à la charge assez régulièrement, en pointant du doigt nos frères. C’est ce qui m’est arrivé et m’arrive encore aujourd’hui. Lorsque je perds de vue l’objectif de mes relations, je tombe dans les pièges tendus par mon mental farouche. Je juge, j’étiquette, je condamne et je me cache. Je blâme l’autre de ne pas répondre à mes attentes, je rouspète en le rabaissant, je me plains en supposant qu’il n’est pas l’être fantastique que j’imaginais finalement. Je me concentre sur toutes les raisons que j’ai d’être déçu, en négligeant le seul aspect qui a de l’importance: qui je veux être, en ce moment même. Quelle part de mon Soi je veux laisser transparaître, quel attribut de mon Être je souhaite expérimenter.

L’épreuve, dans toute relation, est de mesurer à quel point nous sommes à la hauteur de nos propres idées, de notre propre vision. Je dirais même à la hauteur de notre capacité à nous recréer. Et notre capacité de création est infinie. Nous avons donc, à chaque instant présent, le pouvoir et la force de refléter notre état interne, dans le monde visible. Si par exemple, nous nous trouvons face à quelqu’un d’inconscient, nous avons le choix. Sois nous réagissons et tombons dans le domaine de l’ego, soit nous nous recréons. Le terme recréer ici signifie redéfinir qui vous voulez être, en rapport avec la situation et la personne, et l’exprimer ouvertement. Il y a une nuance à saisir entre la réaction et la création. La réaction provient de nos conditionnements passés tandis que la création nous situe immanquablement dans le moment présent. Elle aligne notre corps, notre esprit et notre âme, en éliminant les pensées destructrices et en purifiant notre Être.

Dans la majorité des relations que nous entretenons, nous avons tendance à pointer l’autre du doigt, en négligeant de nous regarder droit dans les yeux. Pourquoi nous comportons-nous ainsi? Parce que nous avons peur de se que nous pourrions voir et découvrir en nous-même. Nous croyons si fort à notre propre culpabilité que nous oublions que nous sommes parfait, sur le plan spirituel. Des pécheurs, voilà qui nous croyons être. Des hommes et des femmes indignes et impurs. Ceci est l’erreur fondamentale que nous commettons, si nous croyons aux mensonges dans notre tête, si nous nous identifions au discours de l’ego. La preuve que notre mental nous leurre est visible lorsque nous tombons amoureux. Au début, nous regardons l’être aimé comme s’il était une œuvre d’art parfaite. Nous voyons toute la beauté qui émane de lui et sommes stupéfait devant tant d’éclat. Puis qu’arrive-t-il par la suite? Nos yeux spirituelles se referment et nous retrouvons notre vision humaine. «Il n’est pas si beau que ça finalement, il a plus de défauts que je croyais, il aurait besoin de refaire sa garde-robe…» Nous perdons de vue sa perfection spirituelle et oublions par le fait même, la nôtre.

Si nous aspirons à des relations plus riches, plus saines et plus authentiques, il n’y a qu’un seul point d’observation pour y parvenir: nous-mêmes. En nous concentrant et en nous connectant sur notre Être intérieur, nous nous ouvrons aux attributs divins qui sommeillent en nous, à notre pouvoir sacré. Et c’est en nous ouvrant, en offrant aux autres le meilleur de qui nous sommes, que notre âme remplie sa fonction. Peu importe ce que l’autre est, dit, fait, exprime, tout ce qui compte, c’est ce que nous sommes, en rapport avec cela. Si notre âme aspire à expérimenter l’amour, la joie, l’abandon, tout ce que nous avons à faire est de le manifester, à travers la relation. Nous n’avons qu’à agir avec le cœur, à rire, à danser, et à lâcher-prise. Si notre âme est venue pour connaître la paix, la compassion et la bonté, alors apportons réconfort, écoute et tendresse à l’autre.

J’ai pris conscience dernièrement, grâce à certaines lectures, qu’il y avait deux types de relation. Le livre Un retour à l’amour appelle cela: «la relation particulière» et «la relation Sainte». Dans une relation particulière, nous nous trouvons dans un espace que je qualifie d’amour par le vide. Nous désirons ardemment être en relation avec quelqu’un pour que ce dernier vienne combler nos vides intérieurs. Nous plaçons sur les épaules de cette personne le fardeau de toutes nos lacunes. De ce fait, nous croyons devenir plus fort. Mais qu’arrive-t-il lorsque cette personne s’épuise, ou qu’elle en a tout simplement bien assez à gérer avec ses propres vides intérieures? Ne pouvant plus nous supporter, nous nous écroulons, tel un château de cartes. Et nous blâmons cette personne, croyant qu’elle nous rejette et nous abandonne. De là naît un sentiment très puissant: le ressentiment. C’est pour cette raison que nos relations intimes déclenchent souvent colère et déception. Nous projetons sur l’autre notre fureur, quant à notre incapacité à nous combler nous-mêmes.

Dans ce type de relation, nous sommes habités par la peur. Nous avons la trouille de nous montrer sous notre vrai jour. Nous choisissons, au début surtout, de laisser paraître uniquement notre part de lumière. Nous croyons que si l’autre perçoit un tant soi peu notre part d’ombre, il prendra ses jambes à son coup et s’enfuira loin de nous. Nous passons donc notre temps à nous cacher, en jouant un rôle. Nous sommes tellement terrorisés par nos propres imperfections humaines que nous ne pouvons accepter de nous dévoiler, dans notre entièreté. Il devient évident qu’aucune croissance n’est possible ici; les deux individus continuant de rejouer le même scénario, en prétendant être ce qu’ils ne sont pas.

Dans une relation Sainte, nous sommes dans un tout autre état intérieur. Nous sommes dans ce que j’appelle l’amour par le plein. Nous ne cherchons pas à nous engager avec l’autre pour combler nos vides, mais pour partager notre complétude. Nous nous acceptons dans notre intégralité, en accueillant chaque aspect de notre Soi, et entrons dans la relation pour guérir nos blessures, pratiquer le pardon et croître. S’il y a terrain d’entente quant à l’objectif de la relation, les deux partenaires peuvent s’épanouir, en se sentant totalement acceptés.

Ce type de relation nous force à sortir de notre zone de confort. En nous dépouillant, en nous montrant à nu, nous permettons à l’autre de nous contempler , sans masque, sans artifice. Cela peut être inconfortable au début, puisque nous avons l’habitude de voiler notre vérité. Mais si nous nous sentons en sécurité, notre motivation à croître s’intensifiera et nous permettra de dépasser le stade de l’ego. Lorsqu’un tel climat de confiance s’établit au sein de la relation, cela donne la possibilité aux deux personnes impliquées de guérir, dans la joie, l’harmonie, et la reconnaissance que nous ne formons tous qu’un.

C’est ce type de relation que je souhaite voir fleurir dans ma vie à présent. Et vous?

3 Comments

  1. Bonsoir Virginie,

    À propos de notre rapport à nous même et aux autres, ainsi que notre place dans l’Univers, les livres « Conversations avec Dieu » I, II et III de Neale D. Walsch m’ont beaucoup apporté dans ma manière de voir entre autre ma propre relation aux autres. Vous employez à ce titre tous les deux un vocabulaire similaire. C’est d’ailleurs un des aspect qui m’a plu en tonbant la première sur ton site.

    Cordialement, Sébastien

    • admin

      février 16, 2017 at 9:45

      Bonjour Sébastien, j’ai lu cette trilogie dernièrement. Elle a fortement contribué à mon éveil de la conscience. Un pur délice pour le cœur et l’âme, je conseille la lecture de ces livres à toute personne qui souhaite continuer son parcours d’évolution. Merci de mentionner cette ouvrage 🙂
      Amicalement, Virginie

  2. Merci pour ce texte.
    Tout est résumé et la conscience permet de le comprendre.

    Merci encore

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