Résumé du livre: l’homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle
En route vers la découverte de soi… Partez à l’aventure pour trouver les secrets d’une vie réussie

Vous êtes vous déjà demandé si vous étiez réellement heureux? Pas simplement en surface, en observant votre carrière, votre voiture, votre maison, vos possessions matérielles. Nous ne parlons pas du bonheur perçu sous cet angle. Nous parlons ici d’être heureux, au plus profond de votre être, dans les profondeurs de votre âme? Avoir le sentiment de vivre votre vie en étant en harmonie avec qui vous êtes, d’être épanoui, d’apporter votre contribution à la société, d’agir en accord avec vos valeurs?

Ce livre vous fera plonger dans une réflexion profonde quant au sens de la vie et vous fera découvrir les clés d’une existence à la hauteur de vos rêves. Par l’entremise du personnage principal, vous aurez à tout remettre en question, vos croyances, vos valeurs, votre niveau de responsabilité, la satisfaction de votre vie actuelle.

Grâce aux conseils d’un vieux guérisseur balinais, vous vous engagerez dans une nouvelle avenue qui vous plongera dans une profonde introspection. Vous vivrez de fortes remises en question, dans le but de redéfinir ce qui importe le plus à vos yeux. Vous aurez à faire preuve de patience et d’indulgence, mais vos efforts seront grandement récompensés: vous vivrez dorénavant votre vie, fruit de vos décisions, de vos choix, de votre volonté.

Le livre débute avec cette citation de Bouddha: «Nous sommes ce que nous pensons, avec nos pensées, nous bâtissons notre monde». Il nous fait entrevoir l’impact qu’ont nos pensées sur notre vie. Nous en apprendrons un peu plus dans les chapitres à venir…

Rencontre avec maître Samtyang:

Julian est en vacances à Bali. Lors de son périple, il entend parler d’un certain guérisseur, maître Samtyang, dont la réputation s’étend outre-mer. Cet homme est supposément porteur d’une grande sagesse. Pour une raison dont il ignore, Julian ressent qu’il ne peut quitter Bali sans avoir rencontré cet homme. Il prend donc rendez-vous avec ce dernier et se présente chez lui. À sa grande surprise, le vieil homme qui l’accueille ne semble pas à la hauteur de sa réputation. Habillé de façon très sobre et minimaliste, il donne l’impression de n’être qu’un pauvre homme n’ayant pas appris grand chose sur la vie.

Julian décide de laisser aller ses préjugés et tente d’expliquer au vieil homme la raison de sa visite: « Je viens pour un check-up » lui dit-il, gêné par ses propos quelque peu inappropriés. Ainsi commence l’aventure qui transforma à tout jamais la vie du personnage principal.

Vous n’êtes pas heureux:

Après avoir examiné son patient, maître Samtyang lance son diagnostic: « vous êtes quelqu’un de malheureux ». Il lui mentionne qu’il souffre d’un mal-être général et se lance dans un interrogatoire dans le but d’identifier les raisons de son mal-être. «Qu’est-ce qui ne vas pas dans votre vie?», lui demande-t-il. À cela répond Julian: « disons que je serais plus heureux si j’étais en couple ». Et assez honteux, il rajoute qu’il est trop maigre pour plaire aux femmes.

Les croyances :

C’est à cet instant que le sage explique à Julian que le problème n’est pas son corps mais son esprit. Le problème vient de ce qu’il croit sur lui-même, et non du regard que porte les femmes sur son apparence physique. Le vieil homme lui explique que s’il continuait d’entretenir la croyance qu’il était trop maigre, les autres continueraient de le voir ainsi. En d’autres termes, les autres nous voient comme nous nous percevons nous-mêmes.

Il donne l’exemple de Nicole Kidman, qui a autant de succès du côté de la gente masculine parce qu’elle est convaincue qu’elle est superbe. Des milliers de femmes peuvent être qualifiées d’aussi jolies qu’elle mais ce qui fait sa différence, c’est qu’elle se voit comme une des plus belles femmes du monde. Elle le croit si fort que les autres la voient ainsi.

Ce qui nous amène à comprendre que les autres ont tendance à nous voir comme nous nous voyons nous-mêmes. Si nous nous faisons une image confiante de nous-mêmes, si nous entretenons la croyance que nous sommes attirant, les autres nous trouveront attirant. Au contraire, si nous sommes convaincus que nous sommes ordinaire, les gens ne verront rien de spécial en nous. Pourquoi? Parce que lorsque nous croyons quelque chose à propos de nous, nous nous comportons d’une façon qui reflète cette croyance. Nous affichons cette croyance en permanence aux yeux des autres, et même si au départ cela était une simple création de l’esprit, cela devient la réalité pour les autres, puis finalement pour soi.

Bref, tout ce que nous vivons a pour origine nos croyances. Chacun entretient sur soi des croyances qui lui sont propres. Et comment se fait-il que nous nous mettons à croire des choses sur soi, qu’elles soient négatives ou positives? Le sage donne les raisons à Julian. Premièrement, il y a ce que les autres affirment sur nous. Si ces personnes sont crédibles à nos yeux, alors nous nous mettons à croire qu’elles ont raison. Nos parents, nos enseignants lorsque nous sommes jeunes font partie de ces gens qui influencent nos croyances à propos de nous. Puis, il y a les conclusions que nous tirons, sans nous en rendre compte, de nos expériences vécues. Le vieil homme donne l’exemple d’une personne qui prend la parole en public pour la première fois. Cette expérience se passe très mal, la personne bafouille, se trompe et cherche ses mots. Le cerveau généralisera l’expérience et en tirera la conclusion que la personne n’est pas douée pour parler en public. La croyance naît de l’expérience vécue.

À la lumière de cette constatation, Julian se demande en quoi ses propres croyances avaient influencé directement le cours de son existence, et en quoi le fait de rencontrer d’autres personnes et de vivre d’autres expériences l’auraient amené à entretenir d’autres croyances, qui à leur tour auraient donné une toute autre direction à sa vie.

L’attachement aux croyances:

Ébahi par ces nouvelles connaissances quant aux croyances, Julian continue les séances avec son nouveau maître spirituel. Il aime le fait que ce dernier lui fasse prendre conscience de ces croyances et qu’il l’aide à se retrouver. Grâce aux échanges avec le vieux sage, Julian commence à se connaître davantage et sent qu’il avance vers une nouvelle voie.

Maître Samtyang n’a pas finit de surprendre son protégé. Il lui enseigne que l’être humain est très attaché à ses croyances. L’homme ne cherche pas à connaître la vérité, il préfère conserver une certaine forme d’équilibre, et il se bâtit un univers à peu près cohérent sur la base de ses croyances. C’est sa façon de se rassurer.

Il y a tellement d’informations qui nous entourent que nous captons seulement une faible partie. C’est notre esprit qui filtre ces informations, de façon inconsciente. Et ce tri n’est pas le fruit du hasard. Il est propre à chacun et dépend de ses croyances, de ce qu’il croit du monde en général et de sa vision de la vie. Bref, les croyances que chaque individu entretient vont filtrer la réalité. Pour illustrer ce propos, le vieil homme utilise la métaphore suivante: nos croyances sont comme une paire de lunettes sélective, qui nous amène à voir les détails allant dans le même sens que nos croyances. Si nous croyons que le monde est amical, nous filtrerons les informations prouvant que le monde est bien ainsi. Nous porterons notre attention sur les détails qui nous donnent raison. De ce fait, notre croyance s’intensifiera et se renforcera.

Créer sa propre réalité:

Tout ceci est un cercle vicieux. Plus vous croirez en quelque chose, plus vous adopterez un certain comportement, et plus vous influencerez le comportement des autres dans un sens qui renforcera votre croyance. Et ainsi de suite. Tout le monde se crée vraiment sa propre réalité, qui n’est en fait, que le fruit de ses croyances. Julian vit à cet instant toute la force et l’étendue qu’ont les croyances sur notre vie. Il a l’impression que l’être humain est victime de ses propres croyances, sans s’en rendre compte. Il a envie de le crier sur tous les toits et de dire aux gens d’arrêter de croire n’importe quoi sur leur compte. Il a le sentiment que tous ceux qui ne sont pas conscient de cette théorie se font souffrir inutilement, parce que ce qu’ils croient n’est pas la réalité.

Maître Samtyang poursuit sa discussion. Depuis notre tendre enfance, nous avons tous développé une multitude de croyances sur nous, sur les autres, sur nos relations, sur le monde environnant, sur à peu près tout. Ces croyances sont incalculables et elles dirigent notre vie, bien souvent à notre insu. L’important ici, ce n’est pas de juger ses croyances mais plutôt d’en prendre conscience pour découvrir l’impact qu’elles ont sur notre vie.

La demande du sage:

Le sage propose à Julian de faire un exercice, pour démystifier ses croyances. Il lui demande de rêver à sa vie idéale et à un monde où tout est possible. Il n’y a aucune limitation à ce qu’il peut réaliser. Ensuite, il doit noter par écrit à quoi ressemblerait sa vie en imaginant le monde de la sorte: quelle serait sa profession, ses loisirs, son mode de vie. Il lui demande par la suite d’inscrire tout ce qui l’empêche de réaliser son rêve d’une vie heureuse.

Pour ce faire, Julian doit descendre dans les détails. Il reprend un à un les points qu’il a évoqué précédemment quant à sa vie de rêve. Il constate à regret qu’il lui est facile de trouver les raisons qui rendent impossible la réalisation de ses désirs, la mise en œuvre de ses projets et finalement, son accès au bonheur.

Pourquoi cette vie n’est pas la vôtre?

Maître Samtyang pris le temps ensuite de demander à Julian comment il savait que la vie de rêve qu’il avait imaginée le rendrait heureux. Ce dernier répond qu’il l’avait imaginée à plusieurs reprises et qu’à chaque fois, il avait le même ressenti, la même satisfaction. Alors le sage lui demande pourquoi cette vie qu’il décrivait n’est pas la sienne actuellement. Il voulait connaître les raisons qui faisaient en sorte qu’il avait opté pour un autre chemin que celui-ci.

À ce sujet, Julian répond qu’il n’a pas de chance dans la vie et que pour réussir, il fallait avoir beaucoup de chance. Le sage renchérit en lui expliquant que de son côté, il ne croyait pas en la chance, il croyait plutôt que chacun disposait d’un grand nombre d’opportunités, et que certaines personnes savaient mieux les saisir que d’autres. Cela fit réfléchir Julian, qui se demande combien d’opportunités il avait laissé passer dans sa vie sans prendre action.

Le sage reprit par la suite les différents éléments du rêve d’une vie où Julian serait heureux. À cet effet, le personnage principal décrit que l’élément central de son projet est de s’installer à son compte, en créant son propre studio de photographie de mariage. Le vieil homme demande ce qui l’empêchait de réaliser son projet. Julian s’empresse de répondre qu’il a peur de ne pas être capable parce que c’est trop différent de son métier actuel et que le changement est trop important.

Maître Samtyang lui explique que s’il se base seulement sur un ressenti, il n’a alors pas le moyen de savoir si c’est la réalité ou simplement une croyance limitante. Il lui explique également que nous nous mettons à croire que nous ne sommes pas capable de faire une chose quand nous avons une question à laquelle nous n’avons pas la réponse.

Il donne en exemple le fait que Julian peut se poser la question suivante: «Comment puis-je concrètement réaliser ce projet?» S’il ne pouvait pas répondre à cette question, il risquerait de penser qu’il n’est pas capable de réaliser son rêve, ce qui est une croyance limitante. Tant qu’il n’aura pas répondu à cette question, il aura le sentiment de ne pas être capable de voir se réaliser son projet. Pour y répondre, Julian devra descendre dans les détails, pour ne plus garder une image globale du projet mais bien d’en connaître les moindres aspects. Le sage lui dit que s’il ne fait pas cela, il gardera une image un peu floue, un peu abstraite, et il continuera de croire que son idée, son projet est irréalisable.

Julian approuve en disant qu’il ressent toujours des émotions positives quand il pense au résultat de son projet, mais qu’il éprouve des émotions négatives lorsqu’il réfléchie au passage à l’action. Le maître poursuit en lui disant qu’il doit mettre par écrit son projet, en listant tout ce que Julian aura à faire pour le réaliser, en notant pour chacune des tâches ce qu’il sait déjà faire et ce qu’il ne sait pas encore faire. De cette manière, il lui suffit d’aller acquérir les compétences manquantes.

Demander de l’aide:

Julian mentionne à cet instant qu’il y a pas mal de choses qu’il devra apprendre pour que son projet puisse voir le jour. Le sage lui propose donc d’aller chercher de l’aide et des conseils des gens de son entourage qui sont susceptibles de détenir les compétences qu’il lui manque. L’élève n’est pas enclin à cette idée, disant qu’il ne veut pas embêter les autres. C’est pourquoi le maître lui demande: « de quoi avez-vous peur? ». Julian a l’impression qu’il pose à ce moment son doigt à l’endroit exact où il fallait. Le mot peur avait fait naître un écho particulier en lui. Il avait peur de se faire dire non, de se faire repousser. Le sage lui expliqua que sa peur provenait d’une confusion entre le rejet d’une demande et le rejet d’une personne. Ce n’est pas parce qu’on se fait dire non que la personne nous rejette. C’est simplement la demande qui n’est pas acceptée. La grande majorité de nos peurs sont des créations de notre esprit. Et pour réussir sa vie, il faut savoir aller demander de l’aide aux autres.

Le choix:

Le sage poursuit la leçon en disant à son protégé qu’il devrait suivre une formation en management pour réaliser son projet. Julian rouspète en disant que cela lui demanderait du temps et de l’argent, et qu’il n’avait l’un ni l’autre en ce moment. Le vieil homme lui fit remarquer que cela ne coûterait probablement pas plus cher que les vacances qu’il s’offrait en ce moment à Bali. Or, Julian ne souhaite pas toucher à ses vacances ni à ses week-ends. Pour lui, c’est sacré.

Maître Samtyang renchérit en lui disant que c’est à lui de choisir: soit il réalise son rêve, soit il profite de ses congés. Il lui explique qu’il arrive parfois que nous devions faire un choix et renoncer à des choses auxquelles nous tenons, pour aller vers ce qui nous tient le plus à cœur. Si nous ne renonçons a rien, nous nous abstenons de choisir. Et quand cela arrive, nous renonçons par le fait même à vivre la vie de nos rêves. Si nous voulons réellement faire des changements dans notre vie, cela nécessite quelques efforts de notre part ainsi que certains sacrifices. Suivre sa voie afin de se réaliser pleinement, c’est comme gravir une montagne. On ne sait pas d’avance que les efforts fournis accentuent notre niveau de satisfaction à l’arrivée. Maître Samtyang quitte Julian en lui donnant un autre exercice à faire. Il doit s’adresser à des personnes en leur demandant des choses en ayant en tête une réponse négative de leur part. Il lui dit également qu’il aimerait le revoir encore 3 ou 4 fois d’ici le départ de Julian. Ce dernier précise qu’il quitte Bali samedi, mais le sage n’est disponible que le dimanche. Il lui suggère donc de déplacer son vol. Julian est très hésitant, puisque cela lui coûterait des frais supplémentaires non-négligeable.

En route pour récolter des réponses négatives:

Après avoir quitté le sage, Julian se mit tout de suite au travail. Il alla vers les gens pour leur demander certaines choses, et à sa grande surprise, les personnes furent presque toutes enclins à l’aider. Il eut beaucoup plus de difficulté qu’il le croyait à obtenir un non.

Il alla de nouveau rencontrer son maître pour lui avouer que ce n’est pas aussi facile qu’il le pensait d’obtenir des réponses négatives. M.Samtyang lui dit qu’il est très rare qu’on se fasse repousser par les autres. Les gens sont pour la majorité plutôt enclins à nous aider et à aller dans le sens que nous attendons d’eux. Lorsque nous allons vers les autres pour demander de l’aide, c’est tout un univers qui s’ouvre devant nos yeux.

Le sage voulut par la suite savoir ce que Julian ressentait lorsqu’il s’imaginait dans la peau d’un photographe. Il lui répondit qu’il ne se sentait pas vraiment à l’aise parce qu’il était issu d’une famille d’intellectuels et qu’il ne savait pas s’il voulait quitter le camp des scientifiques pour aller vers celui des artistes. Le professeur lui explique qu’il ne faut pas raisonner en terme de camps ou de catégories. En réalisant son projet, il n’entre pas dans une catégorie, il est juste lui-même, exprimant son talent, en accord avec ses valeurs.

Il lui conseille ensuite de ne pas parler de son éventuel projet à tout le monde. Selon le sage, nous obtenons toujours trois genres de réactions lorsque nous en parlons: les neutres, les réactions d’encouragement et les réactions négatives. Il faut éviter d’en parler aux gens qui pourraient nous décourager dans notre élan. Il y a des personnes malheureusement qui se sentent mieux quand nous allons mal. Et d’autres qui détestent nous voir entreprendre certaines actions car cela leur rappelle leur inaction et leur propre incapacité à aller vers leurs rêves.

Or, il est conseillé d’avoir dans notre entourage immédiat quelqu’un qui croit fortement en nous. Cette personne nous aidera à traverser les difficultés que nous rencontrerons sur notre route, elle nous motivera, nous donnera l’énergie et la confiance nécessaire pour faire avancer notre projet. Lorsque nous rêvons de changer de vie ou de profession, nous passons par toutes les gammes d’émotions. C’est pourquoi il est important de pouvoir se confier à quelqu’un qui croit en nous et en nos capacités. Cette personne est un atout inestimable. Il n’est même pas nécessaire que cette personne nous conseille, il suffit qu’elle croit en nous.

Une question d’argent:

Le maître décide d’aborder la question d’argent avec son protégé, puisque l’argent est à l’origine de bien des tourments. Les peurs, la haine, la jalousie, le complexe de supériorité et d’infériorité, pour ne nommer que ceux-ci. Julian confie qu’il a une partie de lui qui veut gagner beaucoup d’argent, et une autre partie qui n’en veut pas, qui trouve que l’argent est sale. Le sage lui dit donc qu’il fallait qu’il réconcilie ces deux parties. « Pourquoi voulait-il gagner de l’argent » ? Pour avoir une certaine liberté, pour être libre de son temps, de ses activités, sans avoir de comptes à rendre à quiconque. Julian souhaite également avoir un certain confort matériel. À cela le vieil homme répond qu’il est normal de souhaiter un certain confort, mais il précise que ce dernier n’apportait pas le bonheur. Son absence pouvait altérer le bonheur mais c’était uniquement une croyance de penser que les biens matériels rendent les gens plus heureux. Il rajoute que cette croyance rend les gens bien malheureux, puisque cela les poussent à entreprendre une course sans fin. Quelque soit le niveau matériel auquel les gens aspirent, ils désirent toujours plus dès qu’ils l’ont atteint.

Après avoir donné les raisons pour lesquelles Julian veut acquérir de l’argent, il confie au sage que l’argent le répugne un peu puisqu’elle devient le centre des préoccupations des gens. Maître Samtyang répond que c’est dommage parce que l’argent est une belle invention, puisqu’elle facilite les échanges entre les êtres humains. Et plus l’argent circule, plus il y a d’échanges entre les personnes, ce qui est bénéfique pour tous et chacun. Le fait de mettre à la disposition des autres ses compétences en échange d’un certain montant d’argent permet à tout le monde d’œuvrer pour le bien de tous. Du coup, cela élimine le chômage.

Julian se demande donc pourquoi l’argent est-il quelque chose de sale actuellement. Le sage lui dit alors que l’argent est sain, lorsque l’on fait bénéficier aux autres de nos meilleures compétences. Mais il est sale si on l’obtient en abusant des autres. C’est ce qui fait toute la différence. Il est important également de savoir donner de son argent. Les hommes qui ne font qu’amasser des fortunes se dessèchent avec le temps. L’argent donné de bon cœur produit une énergie positive.

Qu’est-ce qu’une vie réussie:

Après avoir fait le tour de la question concernant l’argent, Julian demande à son maître qu’elle est sa définition d’une vie réussie. À cela le sage répond qu’une vie réussie est une vie que l’on mène en lien avec nos désirs, en agissant en accord avec ses valeurs, en restant fidèle à soi-même, en donnant toujours le meilleur de soi, en se dépassant et en apportant sa contribution à l’humanité.

Comment savoir si on agit en accord avec ses valeurs? En écoutant son corps. Si vous n’êtes pas en accord avec vos valeurs profondes, vous ressentirez une certaine gêne dans votre corps. Vous pouvez également vous demandez à la fin de chaque journée si vous êtes fier de ce que vous avez accompli. Ceci est très important parce qu’on ne peut évoluer si nos actions ne sont pas en lien avec nos valeurs.

Une des clés du bonheur réside dans le fait que nous devons toujours donner le meilleur de nous-mêmes, peu importe la situation. L’être humain est confortable avec le laisser-aller, mais il s’épanouit dans l’exigence de soi. En se concentrant sur nos objectifs et en relevant chaque fois de nouveaux défis, nous nous sentons utiles, heureux et comblés. Il est également extrêmement important de réaliser les choses en restant fidèle à soi-même. La meilleure façon de savoir si on est fidèle à qui l’on est est de faire l’exercice suivant: si vous saviez que vous alliez mourir ce soir, qu’est-ce que vous auriez tout de même conservé dans votre journée? Si vous conservez environ 70% des tâches que vous avez effectuées, ceci est un signe que vous êtes en accord avec votre vraie nature. Et cela n’a pas de lien avec la difficulté des tâches mais uniquement avec le sens qu’ont ces tâches pour vous.

Julian rétorque que c’est bien beau en théorie, mais qu’en pratique cela ne se passe pas souvent comme ça. Le sage lui dit que c’est à lui qu’appartient le choix. On n’a pas forcément toujours beaucoup de choix à notre disposition, mais au final, les choix sont bien présents, même s’ils sont douloureux. Nous avons toujours le choix, et c’est bien de garder ce concept à notre esprit, lorsque nous devons prendre des décisions.

Julian avoue au sage qu’il a souvent l’impression que c’est les autres qui choisissent à sa place. Le sage lui répond que c’est parce qu’il choisit tout simplement de laisser les autres décider pour lui. Il rajoute également que plus on avance sur son chemin de vie, plus on se débarrasse de nos croyances limitantes, et plus les choix apparaissent dans nos vies. Et le choix est synonyme de liberté.

Maître Samtyang rajoute qu’on ne peut pas se sentir heureux si nous nous sentons victimes des événements. La personne qui a l’impression de subir sa vie ne peut pas être heureuse. Elle doit accepter sa propre responsabilité si elle souhaite aspirer au bonheur.

Avant de quitter son professeur, Julian lui demande s’il a encore un apprentissage à faire. Le maître lui répond à l’affirmative et lui dit qu’il peut le rencontrer dimanche. Julian rappelle au vieil homme qu’il devrait changer son billet d’avion s’il voulait le voir dimanche et que cela lui engendrait une grosse augmentation du prix de son billet. Le sage laisse à Julian le choix…

L’impact des croyances:

Julian décide d’aller profiter de ses derniers jours à Bali sur une petite terrasse. Là, il écoute les conversations des gens autour de lui et remarque avec tristesse à quel point les êtres humains ne sont pas libres. Chacun est aux prises avec ses croyances, et ces croyances limitent leurs choix en dictant leur manière d’être et de faire. Le travail qu’il avait fait avec le sage ces derniers jours faisait en sorte qu’il en était bien conscient à présent.

L’apprentissage ultime:

Julian pris la décision de repousser son vol pour aller à la dernière rencontre avec son maître. En route pour son rendez-vous, il pense aux choix qu’il a fait par le passé. Il constate pour la première fois de sa vie à quel point les choix pouvaient avec un impact majeur sur le cours de son existence.

Rendu chez le maître, Julian constate à regret que ce dernier n’est pas présent comme prévu. À la place, il trouve une lettre que le vieil homme a écrite à son intention. Dans cette lettre, le maître fait allusion à la déception et à la colère que Julian devait ressentir à cet instant précis. Le maître précise que cela est nécessaire pour qu’il puisse évoluer vers une nouvelle dimension de sa personne. En prenant la décision de déplacer son vol, il avait fait un apprentissage majeur: celui de développer sa capacité à faire un choix coûteux, autrement dit de faire des sacrifices pour avancer sur sa voie. Il pouvait désormais progresser sur son chemin de vie, sans l’aide de quiconque. Il conclue en disant que la route qui mène au bonheur demande parfois de renoncer à la facilité, pour progresser vers son idéal de vie.

À la suite de sa lecture, Julian, qui était passé par toute une gamme d’émotions, fut empli d’admiration pour son professeur. Celui-ci avait pris le risque que Julian soit fâché contre lui et il avait renoncé à recevoir ses remerciements. Il lui prouvait de cette façon tout ce qu’il venait de lui enseigner.

Le mont Skouwo:

Le dernier devoir que le maître avait donné à son élève était d’aller gravir le mont Skouwo. Jusqu’à ce jour, Julian avait toujours repoussé ce devoir qui ne lui plaisait pas. Cependant, à la suite de son dernier apprentissage, Julian décide d’aller entreprendre l’ascension du mont. Cela lui prit quatre heures. Quatre heures d’efforts et de souffrance, quoique le paysage était on ne peut plus impressionnant. Épuisé, il arrive au sommet empli d’une intense satisfaction. Il était fier de lui, fier d’avoir réussi à surmonter sa paresse, à mobiliser toutes ses forces et à aller au bout de sa décision.

Pour Julian, une nouvelle vie s’ouvrait à lui. Il ne subirait plus jamais quoi que ce soit. Ce serait désormais sa vie, fruit de ses choix et de sa volonté. Il vivrait en toute conscience et en accord avec qui il était. Il se baserait sur ses valeurs et sur ses aspirations profondes pour prendre ses décisions. Il affronterait dorénavant ses peurs, en acceptant à bras ouvert les défis que la vie placerait sur son chemin.

Il n’était plus le même homme… La sagesse contenu dans les enseignements du maître l’avait transformé à tout jamais.

Conclusion

Ce livre a profondément changé ma vision de la vie. Lorsque j’ai découvert l’impact qu’ont les croyances sur notre vie, j’ai décidé d’entreprendre une profonde réflexion quant aux croyances que j’entretenais. J’ai mis le doigt sur plusieurs croyances limitantes qui me bloquaient la route et je les ai remplacé par de nouvelles croyances, qui m’aident à avancer sur mon chemin de vie. Je n’avais jamais entendu parler de l’impact des croyances sur notre vie avant de lire « l’homme qui voulait être heureux. » Le fait d’amener à notre conscience nos propres croyances est un exercice extrêmement enrichissant. Cela nous permet de comprendre certains agissements et comportements que nous avons.

Les concepts de responsabilité personnelle et de choix m’ont également grandement interpellée. Le fait de ne pas subir sa vie mais bien d’en prendre la responsabilité est essentiel pour celui qui souhaite s’améliorer et améliorer sa vie. Il est aussi important de savoir qu’il y a toujours des choix qui s’offrent à nous. Ils ne sont pas toujours idéaux mais ils sont bien présent, et c’est à nous que revient l’opportunité de créer notre vie, en faisant des choix en toute conscience, dans notre meilleur intérêt. Je suis dorénavant beaucoup plus alerte devant les choix qui s’offrent à moi et je saisis les occasions que la vie met à ma disposition pour me rapprocher toujours plus de la vie de mes rêves.

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