Mon histoire d’amour avec le 4e22

Mon histoire d’amour avec le 4e22

février 13, 2016 0 Par admin

Aujourd’hui je me lance dans l’analyse d’un gros chapitre de ma vie. J’ai fais partie, pendant 6 ans, des forces armées canadiennes. J’ai été soldat d’infanterie, au sein du 22e régiment.

Je me suis lancée la tête baissée dans cette expérience, à l’âge de 17 ans. J’étais à la recherche d’un emploi et une amie m’avait informée de son intention de s’enrôler dans l’armée. Étant une femme de défi, cela m’a tout de suite donner l’envie de tenter ma chance. J’étais très attirée par l’image et les valeurs véhiculées par l’armée. Discipline, force de caractère, devoir, respect, honneur, intégrité, loyauté. Tout cela m’interpellait fortement. J’ai donc suivi les étapes du processus d’embauche et j’ai eu le bonheur d’être sélectionnée et assermentée.

Ma carrière débuta par la suite. La 1ere étape, lorsqu’on s’enrôle dans l’armée, est de suivre son cours de recrus. C’est dans ce cours que les soldats apprennent les bases du métier. L’entraînement dure quelques semaines, au travers desquelles les recrus développent leurs connaissances militaires ainsi que leur endurance physique et mentale.

Lors de mes premières journées en tant que recrue, j’ai vite constaté que je n’allais pas m’ennuyer dans l’armée! Cours de drill, entraînement physique, inspection, cours de maniement d’armes, cirage de chaussures jusqu’aux petites heures du matin… Les journées étaient bien remplies et les nuits étaient très courtes.

Au fil des semaines, notre groupe se faisait de moins en moins nombreux. Plusieurs personnes se rendaient à l’évidence: l’armée n’était pas pour eux. Moi, au contraire, le fait de voir les gens quittés me stimulait encore plus. J’éprouvais une certaine fierté d’être toujours fidèle au poste, malgré la difficulté et les exigences du cours.

J’ai finalement gradué et j’ai poursuivi ma carrière au sein de l’organisation. S’ensuivit donc mon cours d’infanterie et l’intégration auprès de mes collègues du 22e régiment. Puis, j’ai eu l’opportunité de faire partie de la garde en rouge. Deux merveilleux étés passés à la citadelle de Québec, où nous présentions aux touristes intéressés une cérémonie haute en couleur.

Ces années d’armées n’ont pas été de tout repos. Mais j’en retiens d’incroyables leçons que je n’aurais pas eu la chance de vivre autrement. J’ai appris à dépasser mes limites que j’ai tendance à me fixer continuellement. Jamais je n’aurais cru avoir en moi la force physique et émotionnelle pour passer à travers les différentes épreuves. Pourtant, jamais je n’ai lâché même si le doute s’installait. Je trouvais toujours le courage nécessaire pour surmonter les obstacles.

Une autre leçon que je retire de mon expérience est que nous ne sommes jamais seuls dans la vie pour affronter les difficultés. À l’armée, il y avait toujours quelqu’un à mes côtés pour m’encourager, pour me soutenir quand je me sentais faiblir. Nous avions une devise: si quelqu’un tombe, tout le monde tombe. Nous étions très unis et très fidèles les uns envers les autres. Les liens qui nous unissaient étaient solides.  Seul, nous étions fort. Mais à plusieurs, nous étions invincible.  Le sentiment d’appartenance au groupe nous permettait de nous surpasser, de donner le meilleur de nous-même.  Parfois, nous nous sentions misérables.  Nous nous sentions exténués, frigorifiés, surmenés.  Et c’est dans ces moments qu’il y avait un membre du groupe qui nous lançais sa meilleur blague et nous oublions tous nos malheurs.

J’ai découvert dans l’armée des personnes au cœur d’or. Des amis loyaux, des gens de confiance et des personnes que je respecte énormément. J’ai découvert que bien souvent, ce sont dans les moments les plus durs que nous apprenons, que nous découvrons notre véritable pouvoir, que nous nous connectons à notre vraie nature.  J’ai appris, au cours de ces années, que la ténacité, la détermination et la confiance en moi sont mes meilleurs atouts . Ma force provient de mon esprit, de mon âme, de ce qu’il y a à l’intérieur de moi.

«Ce que l’esprit peut concevoir, l’esprit peut l’atteindre.»— Napoléon Hill

Et vous, qu’est ce que les moments difficiles de votre vie vous on appris sur votre véritable identité? Je suis curieuse de savoir….